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[i559] DE LA VILLE
ou autre somme, la moindre qu'il sera possible, et pour fournir la somme qu'on luy accordera, fault voir l'estat du Receveur de la Ville, et où il se trouvera qu'il n'aura deniers pour y satisfaire, constituer rente au denier douze aud. sp de Maligny pour la somme dont l'on tumbera d'accord avec luy, ou à
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autre qui fournira argent cs mains dud. Receveur, et moyennant ce sera prinse quictance dud. sr de Maligny, tant des ouvrages csquelz la Ville est con-dempnée envers luy, que de tous despens adjugez ou à adjuger, dommages et interestz qu'il pourroit pretendre.
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LUI. — Lettre de nomination d'ung Me de la Monnoye de Paris.
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29 juillet 155g
Du samedi, xxixe jour de Juillet mil v° ux.
"Comme par les edictz et ordonnances royaulx faictz sur l'ordre et establissement des monnoyes du royaulme de France soit par exprès, entre autres choses, dit, statué et ordonné que les Prevost des Marchans, Eschevins, Maires et Gouverneurs des villes dud. royaulme, esquelles y a Monnoyes ordonnées et éstablies parle Roy nostre Sire, presenteront et nommeront doresnavant aud. Sr personnes expers, ydoynes et cappables, de bonne vie et conversation, pour l'excercice des estatz, maistrises et offices desd. Monnoyes C, suyvant lesquelles ordonnances, arrest ct jugemens dc la Court des Monnoyes par elle donnez les xie jours d'Aoust, xvi6 Septembre, nn" Janvier, premier et xxi° Fevrier mil v° lviii, et vie jour de Juing dernier passé, par lesquelz nous est enjoinct, pour le deffault d'un maistre de la Monnoye ordinaire de Paris '2\ que eussions à sommairement pourvoir d'ung autre m" pour l'excercice d'icelle, et pour proceder à lad. presentation et nomination, eussions par deux diverses
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(Fol. 39 r°.)
foys faict assembler au Grant Bureau de l'Ostel de lad. Ville, assavoir, les officiers de lad. Monnoye, changeurs, affineurs, gardes de l'Orfaveryc, gardes de la Drapperye et autres notables bourgeois el marchans de lad. Ville, lesquelz, suyvant les mandemens à eulx faictz et donnez, seroient comparuz au Grant Bureau d'icelle Ville, le xxvie jour de ce present moys de Juillet, après avoir prins l'avis des assistans à lad. Assemblée, pour proceder à l'eslection, nomination et presentation au Roy de personne cappable et suffisant pour l'excercice de lad. mais-trise, comme estant icelle maistrise vaccant par le deffault d'ung m0, et partant lad. Monnoye demeurée et du tout discontinuée de chomaige, nous auroit icelle Assemblée dc commune voix esleu et nommé Jehan de Riberolles, m0 affineur et bourgeois de lad. villede Paris, comme estant suffisant, cappable et ydoyne pour l'excercice d'icelle maistrise '3V savoir faisons que, suyvant lad. Assemblée, intention et voulloir du Roy, arrestz et jugemens de lad. Court des Monnoyes cydessus mentionnez, et après
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C Les ordonnances des i4 janvier i55o (n. st.) et 3 mars i555 (n. st.) attribuaient aux gouverneurs des villes du royaume la nomination de tous les maitres et officiers des Monnaies.
'2) Celte vacance de la maitrise particulière de la monnaie de Paris résultait de la non-exécution d'une des principales obligations imposées aux fermiers des Monnaies, astreints à fournir des cautions valables et suffisantes. Etienne Bergeron, qui avait été nommé maitre particulier de la monnaie de Paris, le 21 février 1554, sur la présentation de Guillaume de Marillac, surintendant de la monnaie des Etuves, devait donner caution de la somme de 8,ooo livres, - tant pour la seureté des deniers du Roi que des marchands et changeurs-; la Cour des Monnaies, par arrêt du 11 août.1558, lui avait accordé un délai de quinze jours pour se mettre en règle, lui interdisant tout travail; le 16 septembre suivant, un autre arrêt enjoignit au sr Bergeron de produire témoins pour constater la valeur de ses garants. Les cautions fournies ayant été reconnues insuffisantes, la Cour, aux termes d'un arrêt du 14 janvier 155g ,mil Étienne Bergeron en demeure de présenter dans le délai de huit jours nouvelles cautions, décidant que, faute de ce faire, les Prévôt des Marchands et Echevins procéderaient au choix d'un successeur, et cn conséquence, le 1" février, ordonna la nomination d'un nouveau maître particulier. Sur ces entrefaites, Bergeron obtint lettres patentes renouvelant son bail pour six années, mais en pure perte, carie 21 janvier la Cour des Monnaies en ajourna l'enregistrement jusqu'à production des cautions exigées. Le 6 juin suivant, Étienne Bergeron fut déclaré déchu de son privilège, et .'Échevinage parisien reçut mandat de désigner un aulre maitre particulier, ce qui eut lieu; les biens de Bergeron furent vendus à l'encan. (Archives nationales, Cour des Monnaies, Z'" i4; Zlb 64, fol. 191 r°; Z1" 370.)
'3) Jean de Riberolles, présenté par l'Échevinage, obtint, le i3 août i55g, certificat de la Cour des Monnaies constatant sa capacité pour l'exercice de la maitrise particulière de Paris; il dirigea la fabrication pendant près de dix années et eut pour successeur, le 23 décembre 1568, Gilles Mauvallet, changeur, proclamé adjudicataire à la suite des enchères. Ce Jean de Riberolles ne doit pas se confondre avec Sébastien de Riberolles, avant lui maitre particulier de la monnaie de Paris, ct qui fut nommé général des Monnaies le g juillet 1555. (Archives nationales, Cour des Monnaies, Z'° 370, 373.)
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5.
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